Accueil >  Présentation du corps des Mines


Créés à la fin du XVIIIème siècle initialement pour contrôler et favoriser la mise en valeur des mines françaises, les ingénieurs des Mines ont naturellement accompagné la révolution industrielle pour étendre leur champ d'intervention à tous les secteurs en relation avec l'industrie, y compris l'innovation et la conduite de grands programmes. Les ingénieurs des mines étaient, dès la création de l'Agence des mines en 1794, chargés, dans le cadre de leur vocation de corps de contrôle, de la synthèse de considérations techniques, économiques et sociales, et ce dans l'intérêt général.

Aujourd'hui, les ingénieurs des mines constituent un Corps supérieur à caractère interministériel administrativement rattachés au ministre de l'économie, des finances et de l'emploi.

Leurs activités concernent notamment l'industrie, l'économie, l'énergie et les matières premières, la recherche, l'innovation et les technologies nouvelles, le développement des petites et moyennes industries, la normalisation,  les contrôles techniques de sécurité, la protection de l'environnement, la métrologie, la sûreté des installations nucléaires, l'aménagement du territoire, les transports, la santé,... (voir le Statut) Loin de se limiter à leur ministère de rattachement, les responsabilités des ingénieurs des mines s'exercent, d'une manière générale, dans tous les secteurs en relation avec leur vocation et où leur profil peut être utilement employé.

 


Les ingénieurs des mines sont, pour 90 % d'entre eux, des ingénieurs-élèves recrutés à la sortie de l'École polytechnique (dix ou onze par an), des Écoles normales supérieures, deux à trois par an, et de l'École nationale supérieure des mines de Paris (cycle civil), un à deux par an. Les promotions annuelles comptent au total environ 15 ingénieurs-élèves. 10 % des effectifs du corps sont recrutés par promotion interne des ingénieurs de l'industrie et des mines.

Les ingénieurs-élèves suivent trois années de formation complémentaire à l'École nationale supérieure des mines de Paris.

Cette formation complémentaire poursuit le but principal de donner une connaissance théorique et pratique du fonctionnement des entreprises, ainsi qu'une bonne compréhension des responsabilités de la puissance publique dans les domaines techniques et économiques. Elle est conçue comme une alternance d'expériences professionnelles et de périodes d'enseignements. Elle est largement ouverte sur l'international, notamment par l'intermédiaire des stages et par une forte intégration dans le contexte économique et institutionnel européen. Sur les trois ans, elle comprend en effet, dès le début, deux ans de stage, dont en principe un an de stage industriel en entreprise en France dans des fonctions de production et un an à l'étranger en entreprise ou en recherche.

La troisième année, plus traditionnelle, se déroule à l'École nationale supérieure des mines de Paris. Elle est destinée à préparer les ingénieurs-élèves à leurs responsabilités administratives futures dans des fonctions de contrôle, de régulation et d'animation à l'interface de l'État et de l'entreprise. Elle se compose de cours, de conférences ainsi que d'un travail personnel de réflexion sur un sujet concernant la gestion des politiques publiques et des entreprises.

 


En 2007, le Corps des Mines compte environ 580 ingénieurs en activité, dans (380) et hors (200) de l'administration, répartis environ pour moitié en entreprises, pour un tiers dans l'administration et pour un sixième dans l'enseignement et la recherche.

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Les carrières des ingénieurs des mines à leur sortie de l'École s'orientent selon trois filières principales d'importance inégales :

la grande majorité des ingénieurs débutent leur carrière comme chef de division dans une direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (D.R.I.R.E) en province. Ils sont responsables du développement industriel, de l'environnement, des contrôles techniques ou de la sûreté des installations nucléaires. Certains sont également chargés de mission auprès du préfet de région,

un ou deux par an sont mis à disposition de la Commission de l'Union européenne dans des directions générales liées aux entreprises (relations extérieures, concurrence, environnement, etc.),

quelques-uns débutent une carrière technique par une expérience de recherche : ils s'orientent préférentiellement vers des sujets qui peuvent les conduire à terme s'ils le souhaitent vers des responsabilités liées aux technologies dans les instituts de recherche ou dans les entreprises.

Les carrières administratives peuvent continuer au sein des D.R.I.R.E., mais plus souvent, elles se développent au sein des administrations centrales de l'Etat, principalement au ministère de l'économie, des finances et de l'emploi (sur des sujets industrie, économie, budget, commerce extérieur ;), mais aussi au ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables et dans de nombreux ministères ou agences : santé, recherche, secrétariat général des affaires européennes (SGAE, ex SGCI), délégation interministérielle à l'aménagement et la compétitivité des territoires (DIACT, ex DATAR), etc. Ces carrières passent souvent par un poste en cabinet ministériel. Les postes en collectivités territoriales sont encore peu représentés (5 actuellement), mais ceux au sein de la Commission européenne se développent rapidement (10 actuellement).

Dans le domaine de la recherche, les ingénieurs des mines sont présents dans les Écoles des mines, mais aussi dans les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, IFP, etc.).

Après quelques années passées dans l'administration, la majorité des ingénieurs des mines poursuivent leur carrière dans les entreprises publiques ou privées. Ils sont présents dans la plupart des grandes multinationales françaises à caractère industriel. Certains, en nombre croissant depuis quelques années, travaillent également dans les services, les banques ou les sociétés d'assurances.

 

(maj. : 06.06.2007)